Deux questions reviennent sans cesse à propos d’un rapport de recherche de fuite : que doit-il contenir, et à quoi ressemble-t-il vraiment ? On répond aux deux ici : d’abord la liste des sections attendues, puis un vrai rapport d’assurance (immeuble collectif, deux origines de fuite) décrypté page par page. Cet exemple de rapport de recherche de fuite a été produit avec Aquareport, notre logiciel de rapports RDF.
Que doit contenir un rapport de recherche de fuite ?
Un rapport n’a de valeur que s’il réunit les bons éléments, dans le bon ordre. Il ne s’agit pas de « faire long », mais de donner à l’assureur tout ce dont il a besoin pour comprendre l’origine de la fuite et indemniser le dégât des eaux. Six briques sont indispensables :
L’identité du dossier
Donneur d’ordre, adresse du risque, référence sinistre, compagnie, dates d’intervention.
Les techniques utilisées
La liste des méthodes réellement employées (test de pression, gaz traceur, caméra thermique, humidimètre…).
Les investigations
Le réseau à contrôler est vidé puis isolé du reste de l’installation, pour que seul le tronçon suspect soit mis sous gaz.
La synthèse
Le résultat global, les logements concernés, la durée et une conclusion lisible en un coup d’œil.
La conclusion
Une ou plusieurs conclusions numérotées, reliant les constats à l’origine de la fuite.
Les préconisations
Les réparations et contrôles à prévoir, classés par lieu.
Les preuves qui rendent un rapport crédible
Un rapport sans preuve reste une affirmation. Pour convaincre un expert, trois éléments ne se négocient pas :
Des photos avant / après horodatées, au cadrage homogène, prises sur le terrain, rattachées à la bonne investigation

Des valeurs mesurées : pression avant/après et durée d’un test, relevés d’humidité en digits, débits VMC… :

Une chaîne de causalité écrite noir sur blanc entre la fuite et le désordre constaté :

La mise en page des photos est un art discret : jamais plus de quatre par page d’investigation, en ratio homogène, le surplus partant sur des pages galerie. C’est ce qui évite la photo « orpheline » en bas de page et donne au document son allure professionnelle.
Décryptage d’un cas réel, page par page
Passons de la théorie à la pratique avec un dossier concret : un immeuble collectif où un appartement présente des moisissures au plafond et des peintures cloquées. La question à trancher : d’où vient l’eau ? Le rapport va le démontrer pour deux logements situés au-dessus.
Couverture et page administrative
La couverture affiche la référence du dossier, la date, le lieu, la liste des sinistrés avec leur numéro de lot et une photo de la résidence. La page administrative rassemble ensuite l’identité du dossier (client, chargé de dossier, type de local), le volet assurance (compagnie, référence sinistre, police, franchise) et le cadre d’intervention (dates, rédacteur). Ces informations ne sont pas ressaisies à chaque rapport : renseignées une fois dans la fiche client, elles se reportent seules : zéro coquille sur une référence sinistre.


Les techniques utilisées
Le rapport ouvre sur une checklist des méthodes réellement employées : ici, anémomètre, caméra endoscopique, caméra thermique, colorant et lampe UV, humidimètre Trotec, inspection visuelle, test de pression. Suivie de la légende d’interprétation de l’humidimètre. Règle d’or : toute méthode décrite plus loin doit être cochée ici.

Les désordres constatés
Vient le constat, pièce par pièce et sinistré par sinistré : « Désordre 1 – Salle à manger », moisissures au plafond et décollement des peintures, photos annotées à l’appui. Les relevés d’humidité chiffrent la gravité « matériaux saturés, 126 à 184 digits sur 200 », chaque mesure étant horodatée par une photo prise sur place.


Les investigations : le cœur de la preuve
Chaque investigation est titrée « Investigation n° – méthode : pièce », puis structurée en deux colonnes : l’interprétation du test (ce que la méthode a montré) et le résultat (un verdict net : « infiltration / fuite d’eau constatée » ou « pas d’infiltration ou fuite constatée »). L’enchaînement raconte une progression : la caméra thermique écarte le WC, le test de pression révèle une perte anormale sur le réseau ECS, puis l’inspection endoscopique en cuisine localise l’origine — une canalisation encastrée qui fuit.


Conclusion et préconisations
La conclusion regroupe des points numérotés (Conclusion n°1, n°2…). Notre exemple en identifie deux : une fuite active sur le réseau ECS d’un logement, et un défaut d’étanchéité de bonde de douche dans un autre : deux origines distinctes expliquant les dégâts du logement du dessous. Les préconisations sont ensuite classées par logement.

Rapport incomplet ou rapport complet ?
Comme toute méthode, le gaz traceur a son domaine de pertinence. Ses forces et ses contraintes se lisent d’un coup d’œil :
Ce qui bloque l’assurance :
« Fuite trouvée dans la salle de bain, réparée. » Aucune méthode citée, pas de photo, pas de mesure, pas d’origine claire.
Ce qui débloque le dossier :
Méthode indiquée, pression avant/après relevée, photos horodatées, origine localisée et préconisation reliée au constat.
Ce qui fait la force d’un bon exemple : la chaîne de causalité est écrite noir sur blanc. On comprend quelle fuite provoque quel désordre, et chez qui. À l’inverse, une technique citée mais non cochée ou une valeur incohérente avec son échelle suffisent à faire douter un expert de tout le rapport.
Un dernier point : ce rapport d’une dizaine de pages a été assemblé en un clic à la fin de l’intervention. Le technicien n’a pas passé sa soirée à le rédiger : il a saisi ses constats et ses photos sur place. C’est toute la logique d’Aquareport : le rapport se construit pendant la recherche de fuite, pas après.
Envie de voir le rapport complet ?
Découvrez à quoi ressemble un rapport Aquareport de la première à la dernière page, et comment il se génère depuis le terrain.